dimanche 12 avril 2009

VALLE DE LA LUNA



Dernière étape après le salar et avant le retour en Uruguay, on rejoint le Chili par San Pedro de Atacama. Balade en vélo dans la Vallée de la lune, encore des paysages magnifiques...














mardi 7 avril 2009

UYUNI, AU PAYS DES MERVEILLES



Sur la lune, une mer de nuages, dans un rêve, l'infini...
aurait-on quitté la terre ?




Cimetière des trains, Uyuni, Bolivie



Le salar, 12500 km2 de sel...



La ruta de las joyas et ses lagunes multicolores



le désert du Lipez, le plus aride au monde



Sources d'eau chaude



Les geysers Sol de manana



Viscache, sorte de marmotte andine




Au sommet du volcan Licancabur, 5916 m


"Même pour le simple envol d'un papillon tout le ciel est nécessaire."
Paul Claudel

vendredi 6 mars 2009

CANYON DEL COLCA : EL PARAISO!!



Dernière étape au Pérou, direction Arequipa, puis Cabanacondé pour trekker dans le canyon del Colca, et pour aller chez notre ami Luy qui tient une auberge et un bar pizzeria là-bas. Si vous passez par là bas, c'est un endroit génial, vous aurez tous les conseils pour les treks dans le canyon, l'ambiance et l'accueil en plus... (ça s'apelle Pachamama, et le site c'est par là)



Nous sommes descendus au fond du Canyon en faisant le tour par des villages sur le versant opposé. Nous avons dormi à l'oasis de Sangalle, dans une petite hutte en adobe, avec piscine de sources chaudes, pour 3 euros à 2... pas cher le paradis en fait.

Oui, parce que cet endroit doit bien être le paradis sur terre.




Tunas, ou figues de barbarie, les fruits du cactus





Voilà, le Pérou, c'est fini...c'était bien, c'était beau...



*********

PETITS CONSEILS ENTRE AMIS


Conseil n°1
A tous ceux qui pensent un jour aller au Pérou, essayez de tracer autant que possible vos propres itinéraires, loin des chemins touristiques qui deviennent vraiment insupportables et qui ne permettent pas, je crois, de connaître vraiment la richesse de ce pays incroyable.


Conseil nouméro 2 'tention au pollo!!
Oui oui blablabla, le pérou c'est beau et tout, on a juste oublié une étape...la nourriture.


Au Pérou la nourriture, c'est pas cher. Du tout.

Au Pérou la nourriture, c'est pas cher et tu comprends pourquoi quand tu tombe malade après.

Mais, au Pérou, le mieux, c'est quand tu trouve des trucs sympas dans ton assiette, enfin, sympas, non, folklo quoi...typiques...euh non dégueu en fait.


Je m'explique.



Quand après tous ces treks, légitimement, tu t'imagines ça :




et que tu te retrouves avec ça :


(oui oui c'est bien des pattes de poulet qui flotouillent dans la bonne sousoupe)



...et ben jpeux vous dire que tu regrette d'avoir prononcé le mot pollo...

(bon bah j'ai plus faim moi)



Nan, bon, j'exagère, y'a des trucs vachement bons au Pérou, aussi, comme le ceviche ou encore...le...le...(je cherche je cherche)...ceviche.
hem.

Non niveau gastronomie, y'a mieux, mais franchement, pour tout le reste, faut y aller!!!

LAGO TITICACA - ISLA DE SOTO




Direction les rives Nord du mythique lac Titicaca, pour 4 jours de trek jusqu'à Soto, petite île non touristique, alternative à la célèbre île du Soleil du côté de Copacabana. Deux jours de balades au bord du lac sur des chemins de pierres roses...





"Quelques" gouttes de pluie (un orage en fait...) ne nous arrêteront pas jusqu'à la petite plage ou nous rencontrons un pêcheur avec qui nous négocions pour aller dans sa barque jusqu'à l'île.



Le lendemain, petite traversée d'une heure pour atteindre l'autre rive. Les habitants nous accueillent chaleureusement, ils sont une cinquantaine à vivre encore sur l'île, de la pêche et de leurs cultures (du "choclo" ou maïs et des pommes de terre). La pêche se passe de nuit, les pêcheurs partent en mer vers 14h, jettent les filets puis dorment sur la barque avant de revenir à l'aube avec, généralement entre 5 et 15 kilos de poisson. Malgré une propagande de protection menée par les dirigeants de la région, le lac est victime de pollution des usines alentours, la quantité de poisson baisse d'année en année et les habitants de l'île sont de plus en plus inquiets.



Un jeune nous propose de nous accompagner faire le tour de l'île (c'est gratuit? ah boon?...).Il nous amène chez le doyen de l'île, 98 ans, qui habite la maison la plus reculée et continue seul à élever ses moutons (100 quand même) et à cultiver ses champs de maïs.
La vue depuis son jardin est plutôt sympa, jugez par vous-même :






Le soir, notre pêcheur nous invite à dormir dans sa petite maison en adobe, veut même nous laisser son lit (ah boon ici aussi c'est gratuit??) mais nous, on refuse parce qu'on aime ça dormir sur la terre battue, ça fait plus warrior.



On partage la cena (le diner) avec notre nouveau pote (grand sourire :-)), au menu patates frites à la poêle sur la cuisinière en terre et au feu de bois
(cyrilo là il nous tire la tronche parce qu'il préfère la tartiflette) (pas relou le gars)








Barboter dans le lac Titicaca! Eh si c'est pas du luxe ça?
(Bon c'était juste pour la photo hein, c'est pas la même température qu'au Caraïbes jpeux vous dire qu'ils s'y sont pas éternisés, les deux...!)



NOTRE PETIT MACCHU PICCHU : LES RUINES DE CHOQUEQUIRAO


Pas de macchu picchu pour nous...un choix non seulement par rapport au prix aberrant de l'entrée au site qui ne profite même pas aux populations locales, mais aussi et surtout car victime de sa popularité, le site glisserait d'un cm par mois, en plus d'être devenu une véritable poubelle...(pas fiers d'être touristes des fois...)

Nous on a plutôt décidé de monter vers les ruines de Choquequirao - en quechua Chuqi K'iraw, « le Berceau d'or » -, encore peu touristiques du fait notamment de leur accès difficile.

4 jours de marche, premier jour 1500 m de dénivelé négative (jusqu'ici, tout va bien) puis 1500 de positive le lendemain (nettement moins, là...) puis re-descente ce kon a monté la veille, pour terminer en beauté sur les 1500 de montée du début. Là, arrivé en haut, à ce moment précis tu te dis, ah ben c'était génial! (avant non) (tu souffres en silence).



Au premier col


Cyril dans les nuages


Les ruines


Vue sur les terrasses

¡URUBAAAMBA!



Départ en bus d'Ayacucho vers Cusco dans la soirée...

*...*

22h plus tard, on est toujours en vie (c'est l'essentiel) (pas bien frais quand même mais bien vivants), et arrivés, disais-je dônc, à Cusco, capitale hautement touristique du Pérou.


Cette ville même où on te proposera des
masajes! maasajeeees!, ZE macchu picchu via ZE inka trail pour 250 dollars, ou même (surtout) de la coco cocooo, tous les 20 mètres...

Encore mieux, si tu ne supporte plus de manger local, tu peux même aller au Mc Do sur la place des Armes. Ooohhhh great comme on dit là-bas...


Donc, nous, bah on boycotte, non n'insistez pas, pas de photos de Cusco. Et puis c'est tout.



les salines de Maras

Donc, revenons au sujet. Le Pérou eh ben non c'est pas Cusco, alors on a voulu y retourner, nous, au Pérou (on est là pour ça) (quand même).
Alors le lendemain, on est parti visiter les Salines de Maras et les terrasses de Moray, avant de partir pour la traversée de la cordillière Urubamba en pleine saison des pluies, parce que nous on en a pas peur, de la pluie.


les terrasses de Moray

Eh ben on était les seuls à pas avoir peur...Aucun touriste, des villageois super accueillants, pleins de camélidés qui crachent même pas (trop nul), et....la pluie (enfin ça c'est après le gel du matin) (et la brume de toute la journée) (et pi le vent) (et la neige aussi).


nos amis les alpagas

Première étape du trek passage d'un petit col puis redescente sur un autre village. Là on attend toute l'aprem un véhicule qui nous éviterais 3 heures de montée par la piste (que personne ne prononce le mot feignasse).

Les 2 premières "bennes a gens" (non non ce n'est pas une métaphore) sont pleines, la troisième arrive de nuit, on peut enfin monter. Plus d'une heure interminable de montée entassés comme des bestiaux dans la benne du camion...(dur les vacances)

[séquence cinéma] les chapeaux des péruviennes qui remuent dans le noir, les ponchos rouges et oranges des hommes a califourchon sur les rampes de la benne que même qu'on dirait ki volent, des rires un peu inquiétants, et quelques dérapages contrôlés (ou pas).


Ccochayoc

Le lendemain, on marche jusqu'à notre prochaine étape, le village de Ccochayoc, petites huttes gauloises en pierres rondes et toits de chaume, je peux même dire qu'on a cru voir Idéfix jouer avec un lama.



Nous reprenons le chemin et nous fesons rattraper par la pluie et la brume. On se réfugie dans une hutte vide et attendons la mort...ou bien qu'on se fasse virer.

Des villageois arrivent 1 ou 2h après, nous invitent au coin du feu pour le repas du soir. Entassés dans la petite hutte enfumée (cheminée connais pas=chaume cramée et yeux qui piquent mais pas de pont thermique!) (private joke architecturale) nous partageons nos môdestes pâtes avec eux, en échange d'un repas royal : truite pêchée dans le rio d'à côté, petites pommes de terre des champs, et soupe de chuño (tubercule un peu transparent) (pas très bonne mais on
est polis alors on dit huuuumm comme tout le monde). Les cuy (cochons d'inde) font l'ambiance "cuycuycuyyyy", papi nous parle en queshua koncomprenpakeskidi, et papa et maman nous aprennent quelques mots entre 2 fous rires.



Le lendemain, dernière journée et non la moindre, 34 km de marche *singing in the rain* avant le retour à Cusco en mode sploch sploch.

VILCASHUAMAN + VISHONGO

On part pas comme ça de la casa hogar et d'Ayacucho...non c'est pas facile de quitter tout ça après 2 mois aussi forts. Pour notre départ, une dernière virée entre volontaires, avec Marine, Clem, Pedro, et un ami d'Ayacucho rencontré dans le bus, Danilo. On part en vieux combi pourri à au moins 25 dedans alors que la capacité est de moitié moins...un détail. Nous allons jusqu'à Vilcashuaman, a 5h de route, petit village qui a bien conservé ses ruines incas, notamment l'Ushnu ou temple du soleil. Le lendemain, après le poulet-frite règlementaire péruvien, nous allons vers Vishongo sur le chemin du retour, pour monter jusqu'à une lagune entoureé de ruines incas. Petit repas au réchaud, tous les fourchettes dans la même marmite de riz, puis nuit dans les duvets dans l'ancienne école du village pour les uns, et dans la tente pour les autres.

Dur dur le départ, avec les enfants comme avec les volontaires...
Merci
à tous pour ces 2 mois...